[WEB EQUESTRE] Tout savoir sur les influenceurs équestres sur instagram

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Instagram est LE nouveau média publicitaire. Basé sur une communication par l’image, que cela soit dans le feed, les stories, il devient progressivement le média qu’il ne faut plus négliger pour une marque qui veut voir grandir sa crédibilité. Le monde du cheval n’en est pas épargné loin de là… on voit fleurir de nombreux profils de personnes se disant « influenceurs » dans le monde du cheval. Mais c’est quoi un influenceur ?

Comme son nom l’indique : un influenceur influence (wahouuu) son mode de vie est “envié” par de nombreuses personnes, il crée de nombreuses réactions sur ses posts. Oui l’influenceur fait rêver (ça va bientôt entrer dans la nouvelle catégorie socio professionnelle…qui sait ! ), il vend du rêve , et en vendant ce rêve il peut arriver à convaincre sa communauté “fanatique” d’acheter compulsivement les produits qu’il utilise. C’est là que les marques ont bien raison de se tourner vers ces influenceurs pour promouvoir leurs produits, car ces influenceurs on ce pouvoir d’activer ton “besoin”  d’acheter un produit vers lequel tu aurais peut être pris plus de temps pour te décider ou même que tu n’aurais pas acheté. On vit dans le monde de l’instantanéité. Il faut tout acheter tout de suite. Merci la société de consommation.

Portrait des influenceurs équestres

On y trouve de tout, du bon et du moins bon. Allant du “facepony” souviens-toi c’était la grande mode sur facebook, maintenant c’est instagram qui a hérité du bébé, où les jeunes cavalières (souvent des filles !) partagent leur vécu avec leur poney préféré à la cavalière ou au cavalier qui performe avec son cheval de sport. Les influenceurs déjà connus sont également sur ce réseau :  qu’ils soient blogueurs, youtubers, et autres cavaliers reconnus, ils deviennent tous des instagramers ! On a des contenus plus ou moins sérieux. Leur audience ne cesse de croître. Ainsi donc leur nombre de followers attire logiquement les marques, pour diffuser leur image. Ces marques ont bien raison de se tourner vers ses influencer pour diffuser leur image.

La machine est donc lancée : c’est la course à l’armement du follower

Les marques font confiance à ces comptes aux 35000 (on dira 35K) followers, leur confie des produits, pour faire du placement produit plus ou moins dissimulé.

Mais qu’il y a-t-il derrière cette foule de followers ? Comment une enfant de 14 ans peut-elle avoir autant de followers ? Comment cette fille peut elle avoir 10K followers en 10 jours a peine après l’ouverture de son compte instagram ? Comment ce youtuber a-t-il 35k followers alors qu’il n’a pas 500 vues par vidéo sur Youtube ? Pourquoi ce blogger qui a des milliers de likes sur ses photos et des tas d’abonnés n’a que les 5/10 mêmes followers qui commente ses postes ? Il y a anguille sous roche !

Parallèlement à instagram des applications d’achat de follower de likes et j’en passe on pullulé sur les stores.

En échange d’une somme d’argent, ou de likes, d’abonnements, tu peux obtenir des likes et followers. Mais comment déceler le “tricheur” du vrai instagramer populaire ?
Regarde donc ses followers :

  • Si les comptes sont originaires d’autres pays ( Pakistan, Emirats, Japon) qui n’ont rien à voir avec le monde du cheval ou la langue parlée sur le compte : tu y trouveras des photos de fitness souvent, des pin-up en maillot de bains, des compte type “gagne un iphone à coup sûr” . Comment un japonais qui ne parle pas français et qui ne fais pas d’équitation peut il vraiment suivre Pimprenelle et Pompon des prés au fin fond de la creuse ? Non… il faut un minium de cohérence !
  • Les comptes “douteux” n’ont pas de publication : c’est donc un compte dit “ghost” FANTOME
  • Ils suivent près de 4500 jusqu’à 7500 comptes (le maximum possible pour instagram)

Le vice va parfois jusqu’aux publications : pour avoir une popularité, les instagramers en manque de reconnaissance (car clairement, c’est un peu vouloir devenir populaire qui motive de mettre de l’argent dans des followers). Tu peux “promouvoir” tes publications via ces applications d’échanges/achat de likes pour que la photo que tu trouves si belle soit likée en masse. Et donc augmenter le ratio : followers/ interactions l’engagement quoi !

Exemple de likers retrouvé sur des comptes Instagram “poneys” … On voit bien que beaucoup n’ont jamais tenu un cure pieds n’est-ce pas ?

Tu pourras également constater les influenceurs aux pratiques “louches” : du jour au lendemain il gagne 2k followers. Les “pics” c’est louches.

Certains petit malins ont même “robotisé” leur compte. Dès que tu t’abonnes, ils t’envoient un message “salut merci de t’être abonné, pour éviter les comptes fantômes je t’invite à liker toutes mes photos” : et HOPLA ! On gagne quelques likes par-ci par là.

Il y a également le système du follow/no follow : je te suis, si tu ne me suis pas je ne te suis plus (méchant va ! ). Bon ca commence à doucement s’essoufler, car clairement c’est encore réccupérer des followers qui ne seront pas particulièrement actifs et au final c’est pas forcément productif.

Voici l’exemple d’un instragramer qui a cédé à l’achat de follower, et qui a couplé ça à la stratégie du follow back/unfollow

Le détournement de l’algorithme Instagram

Alors certes l’algorithme d’instagram n’est pas le meilleur. Mais il faut jouer avec les règles du jeu sous peine de se voir Shadow Ban. (être banni, sans le savoir : on n’est plus visible mais notre compte reste actif comme si de rien n’était, c’est sournois hein? mais ça t’apprendra à tricher !! )

Des petits groupes d’instagramers se sont montés. C’est ce qu’ils appellent des “partenaires” ils se font de la pub réciproquement. En soit, il n’y a pas de mal. Mais on voit grandir de plus en plus de publicités. Et pour moi on sort du côté “partage” du réseau social. Ce n’est pas “ allez faire un tour sur ce compte là j’y ai fait une belle découverte sur tel ou telle chose.” non c’est plutôt “ go go go liker machin truc muche”. Et ça je commence à saturer d’en voir. Comme les stories qui disent : si tu envoie un CŒUR je partage la photo que je préfère de ton compte (avec un beau lien) mais toi en échange tu dois faire de même. On retombe sur le même principe de l’échange de likes via des applications de Store. Alors oui tu tapes dans le bon public pour le coup car en général ceux qui suivent les comptes poneys vont avoir des choses en commun avec ton compte. Mais clairement….. quel intérêt ????

Le côté obscur de la force….

Déjà un gros point noir à cette chose : tu donnes tes identifiants et mots de passes à une application tierce et pas forcément super honnête, gare au piratage !!!

Et le comble du comble : celui qui paye instagram pour promouvoir ses publications . Le petit cavalierr au fin fond de sa campagne reve d’être célèbre, il ne vend AUCUN produit contrairement aux marques. Mais a choisi de payer instagram pour mettre en avant sa publication qui n’a aucun intérêt pour le commun des mortels. Qu’une marque utilise cette promotion cela paraît cohérent. Il faut rester visible ok on accepte. Mais quelqu’un de “lambda” …. là c’est pour moi un non sens. D’autant plus qu’instagram (tout comme facebook) joue sur cette promotion. Tu seras super visible en payant “wahou” c’est fantastique, par contre quand la promotion va s’arrêter tu tomberas encore plus bas qu’avant ta promotion. Et tu seras donc tenté d’y avoir recours une seconde puis une troisième fois… Et ainsi de suite.

Si tu veux être “populaire” garde tes sous, fait ce que tu aimes et tu verras ta communauté te suivra pour ce que tu es vraiment.

Vendre du rêve c’est bien beau, mais proposer du creux derrière ça tue le mythe.

D’autant plus qu’Instagram est actuellement en train de faire la chasse aux “sorcières” et supprime les comptes “fantômes”, et peut être même qu’ils pourraient pénaliser les petits malins qui payent leur likes/follow en leur donnant encore moins de visibilité…

Voilà l’exemple type des comptes qui te promettent une croissance extraordinaire de followers… mais très peu aiment les poneys là dedans !

L’insfluposteur cet influenceur qui abuse

Une fois qu’on est un petit peu averti sur ces pratiques on apprend à démêler l’influenceur de l’imposteur. On va l’appeler “influposteur” ! Cet individu fera croire aux marques qu’elles ont absolument besoin de lui pour promouvoir ses produits. Au delà de l’univers du poneys, les “grands” influenceurs se font rémunérés à coup de 5 000 euros la publication. Je crois que le monde du poney est encore un peu épargné par cette monétisation de l’image. Je trouve cela un peu triste. Car je fais tout cela par pur plaisir de l’échange avec ma communauté et non pas pour en vivre où afficher sur mon CV que j’ai un blog qui fait 5K vues (K veut dire “mille”, donc ici 5K = 5000 ) par  semaines et 70K followers qui regardent ma tête au réveil.

Comment faire pour avoir un compte Clean ?

Sont plus méritants les “petits” instagramers  qui privilégient la qualité de leurs publications, et qui de surcroît ne se laissent pas tenter par l’achat de likes.

Leur effort sera récompensé, car il vaut mieux avoir 300 followers mais en avoir 150 actifs en commentaires, likes partages…. (ce qui fait un ration de 50%) que d’avoir 50K followers et que seulement 150 personnes interagissent parce que ses 50K followers ne sont que des fantômes. L’audience de ceux qui sont “si célèbres” par leur nombre de followers est donc très flouées.

Autre point important : Instagram n’est pas dupe ! Il voit très clair dans ton petit jeu ! Et plus tu as de followers qui suivent plus de 1 000 personnes moins tu seras visible. Car oui le feed Instagram n’est pas fait pour suivre 1 000 personnes différentes par jour. Donc tu auras de fortes chances que ta publications ne soient pas vue par le petit Pakistanais roi de la gonflette (et qui de plus en a rien à taper du poney dans son pré! ). Donc si tu veux rester visible : choisis bien tes followers. Des followers de qualité t’apporteront beaucoup plus que des followers fantômes… Même humainement parlant !

Cependant le petit instagramer qui lui a une réelle communauté qui échange et partage avec lui voit ses publications mieux mise en avant par le réseau.

Instagram voit les petits malins qui pensent qu’en achetant des likes. Les marques auront donc un grand intérêt  de ne pas s’arrêter sur le nombre de followers pour choisir quel instagramer sera sa nouvelle “vitrine virtuelle”.


Le bon instagramer-influenceur pour les marques

Quel est donc le bon influenceur pour une marque ? Nous avons vu plus haut que ce n’était pas forcément celui qui avait le plus de followers. C’est avant tout celui qui :

  • D’une part crée un contenu de qualité, il est évident qu’une marque lui confie une part de son image en lui confiant des produits à mettre en avant. Si son contenu n’est pas de bonne qualité, le retour ne sera pas positif.
  • Celui qui a une communauté active avec laquelle il interagit.
  • Celui qui est actif : il publie régulièrement et pas une fois quand ça lui chante
  • Celui qui saura être objectif: c’est un point très important, sa crédibilité aux yeux de sa communauté ne doit pas être entachée par les partenariats. Une marque qui laissera un influenceur dire librement ce qu’il pense du produit : les bons points comme les points à améliorer (il y  en a toujours !!) sera toujours gagnante. Un blogger/instagramer/youtuber qui dit que ce produit est parfait patatipatata à chaque “crash test” à la fin il devient un “publicommuniqué” ambulant, qui récite texto les plaquettes envoyées par les marques sur leur produit. Non l’influenceur ne doit pas être le prolongement d’une marque. Il doit rester libre de penser et de parler, c’est ce qui fait sa qualité. Et ce qui apporte quelque chose à la marque derrière !

Pour faire gros, il y a deux choix possibles pour les marques. ATTENTION ! Il n’y a pas de bons ou de mauvais choix. Ils sont justes différents. Faisons ce que l’on appelle une petite “veille” : regardons ce qu’il se passe ailleurs : hors de la sphère cheval, chez vos influenceurs préférés, il y a sûrement des marques qui vous parlent (Herbalife, Feed., Fittea et autres jeux mobiles). Mais avez vous avez également sûrement connu des marques via des influenceurs avec une communauté plus intimiste. Voire, peut-être, au delà des réseaux sociaux ou d’internet !
Les entreprises peuvent faire le choix de ratisser large, de miser sur les influenceurs avec des grandes communautés, afin de toucher un maximum de personnes possibles, sans distinction de la cible. Par exemple, un influenceur avec une énorme communauté peut toucher de très jeunes internautes qui ne peuvent pas acheter tout de suite et que l’on influence pour les années à venir. (Stratégie de communication dans l’automobile, on vous vend du rêve sur une marque de voiture à 15, 25, 35 ans avec pleins de modèles sur des années, alors que vous n’aurez les moyens de vous l’offrir qu’à la cinquantaine). Cette solution est idéale quand on veut toucher un maximum de personnes. Cela demande un gros investissement financier, mais un travail humain très réduit : peu de veille et de “recherche de tête”. Mais on peut plus facilement passer à côté de sa cible, ou la lasser par son omniprésence. On s’approche là plus de la publicité comme on l’entend de manière classique. Exemple dans le monde équestre : Ravène
Autre solution, aller chercher des petits comptes très actifs, qui ne “sont personne”, mais qui sont très écoutés par leurs abonnés. On doit en choisir plusieurs, voire créer un système d’ambassadeurs. On provoque le bouche à oreille, qui s’entendra peut-être au delà d’internet et sera plus important sur le long terme. C’est idéal pour choisir très spécifiquement sa cible, la fidéliser de manière très forte et sur le long terme. De plus, ces petits comptes demanderont une rémunération ou un dédommagement beaucoup moins important. Néanmoins, cela demande d’aller les chercher et les dénicher, ce qui peut-être un travail énorme. On est plus ici dans la réunion tupperware, les échanges de bons plans entre copains, les astuces… Exemple dans le monde équestre : Equibao

L’équitation est un marché de niche, centré autour de pratiquants et clients très spécifiques parfois peu nombreux selons les produits et services qui sont généralement très différenciés et très spécialisés. La communication est donc idéalement très, individualisée et très ciblée. En effet la concurrence parfois un peu moins forte que sur des sports plus accessibles. Néanmoins de grandes marques peuvent se permettre des stratégies de communication de masse. Donc de choisir notre première solution. Tout est question de moyen, et de connaissance de sa cible. Le marketing équestre étant très spécifique, les marques devront être encore plus informées et renseignées sur ces mécanismes des influenceurs que dans d’autres secteurs.

En bref,

Bref… Le mal n’est pas là, les marques ont bien raison de s’appuyer sur ces personnes qui passent du temps sur les réseaux.

Mais il faut dire qu’on voit aussi fleurir de nombreux comptes avec un nombre de followers très douteux. Et c’est là que je vais mettre le doigt.

Les marques font simple (et rapide) pour repérer un influenceurs : elle regardent le nombre de followers ! Wah 35K followers mais c’est génial ! Voilà un bon parti ! Et bien si les marques s’arrêtent là oui elles vont se casser les dents. Sur plus ou moins long terme. Car cette personne à 35k touchera parfois des personnes qui ne sont absolument pas le public visé au sein de leur communauté : pakistanais accro au fitness, russes au compte vide… Ouais bof pour promouvoir du démêlant pour shetland non ? Mais on n’est pas responsable de ceux qui nous suivent non ? Humm et si on commençait, nous tous, déjà par nettoyer nos followers sur Instagram ?

Article par Horsyklop

Disclaimer : Cet article est une vulgarisation à destination du plus grand nombre, pour comprendre les enjeux des influenceurs sur instagram dans le monde équestre, et ne se substitue pas à une réelle expertise marketing. Tout les propos de cet article n’engagent que son auteur.

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