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Hello tout le monde ! J’espère que le contenu que l’on vous propose vous plait sur Perky ! 🙂 Nous vous ouvrons un nouveau format autour de ces gangrènes du monde équestre, ces choses qu’on pense (presque) tous, et qui font de l’ombre à ce que l’on aime dans le monde du cheval… Plutôt que de fermer les yeux, nous avons décidé de pointer le doigt dessus. Perky c’est bien le média qui met les sabots dans le plat pas vrai ? Et comme nous voulons œuvrer pour un changement positif dans la filière équine, nous allons toujours conclure nos épisodes par une pensée positive et optimiste ! Aujourd’hui, c’est votre cavalière galérienne qui se confronte à l’exercice en ouvrant le bal des gangrènes du monde équestre : l’animosité et l’hypocrisie.
Heeee on va pas se mentir. Entre nous, y’a des ambiances super nulles et des critiques dans tout les sens. On va peut-être arrêter de tous faire comme si ça n’existait pas non ? Vous êtes prêts ? C’est partiiiii… !

L’apprentissage de l’équitation dans le format conventionnel galop 1 à 7 est un processus long (quand il est bien fait…) et difficile. Au final, ce ne sont que les bases élémentaires pour tenir à cheval et ne pas le mettre à l’envers dans son travail. Les grands fondamentaux de cette équitation sont “s’équilibrer”, “avancer”, “tourner”. Trois fondamentaux simples demandant un dur apprentissage. S’équilibrer soi, équilibrer son cheval, c’est finalement extrêmement difficile, non ? Avancer et maîtriser le mouvement en avant, est complexe à rendre subtile. Tourner comprend un nombre de nuances incommensurables… Et pourtant ce n’est que la base pour évoluer dans un minimum de sécurité et dans ce fameux “bon sens”.


Quand un tennisman ou un footballeur aura fait 10 ans de son sport, il sera à un niveau beaucoup plus avancé qu’un cavalier qui finira à peine l’apprentissage de ces fondamentaux.
Mais on oublie souvent que l’équitation, c’est l’art et la manière de bonifier les choses simples. On cherche à retrouver l’essence de sa locomotion naturelle et son expressivité, alors qu’on lui impose un poids sur le dos. Et si l’on passe de cavalier à écuyer, on peut chercher à améliorer ce mouvement et ces allures naturelles, et à en faire ressortir le brillant.
Le cheval trotte décontracté et déplié ? Le cavalier recherchera ça. Le cheval piaffe d’impatience ou l’étalon passage autour d’une jument ? L’écuyer va améliorer ce mouvement.

Quand ton pote est champion de France après un an de badminton et que toi tu peux toujours pas faire Lamotte après 5 ans de pratique.

Comme dirait Baucher, l’écuyer est conscient des moyens qui lui ont provoqués ce résultat. Le cavalier lui, se contente de ne pas évoluer avec un cheval à l’envers, si l’on peut le dire cela aussi vulgairement. [Nous grossirons les traits du rapport cavalier/écuyer tels une caricature au sein de cet article par souci de vulgarisation et de compréhension]. Le cavalier finit son apprentissage, évolue avec un cheval qui obéit à un ordre, tandis que l’écuyer lui, n’a jamais fini d’apprendre et de faire apprendre, lui n’ordonne jamais et soumet une demande à laquelle le cheval répond par plaisir de le faire.

Il n’est donc pas rare que les cavaliers aient parfois l’ego sans dessus dessous. Du cavalier qui roule des mécaniques car il a validé un acquis, jusqu’à l’aspirant écuyer qui ne croit plus en lui quand il ne distingue pas son objectif dans ce rapport question/réponse avec son cheval.
L’équitation, dans son ensemble, est un sport injuste. Le cavalier qui ordonne aura parfois plus de résultats, de meilleurs résultats plus vite que l’écuyer qui demande et vouvoie son animal. C’est un sport individuel certes mais qui se pratique à deux. Cela en fait donc une activité spirituellement très complète, mais avec des failles conséquentes en tant que sport.

“… Alors qu’on sait très bien qu’en cours il tombe à chaque fois et que c’est son coach qui monte son cheval acheté par papa-maman tout le reste de la semaine…”


Dans toutes les disciplines qui existent à l’heure actuelle, ce ne sont pas les qualités d’un cavalier qui sont évaluées en tant que performance, mais une prestation à un instant T.
Certes cela rend ça sportivement appréhendable par tous, les notes, les chrono et les barres qui tombent, mais est-ce l’image de la quête équestre que nous souhaitons véhiculer en tant que sport ?

Car l’équitation est à la fois un sport, un art et un loisir.

Ceux allant le plus loin en terme de niveau, sont ceux qui se dédient à l’un de ses aspect spécifiquement. Il n’est que rarissime de voir un cavalier de CSI***** essayant de mettre son cheval en liberté ou de faire un TREC n’est-ce pas ? (Concrètement, à part Luca Moneta vous en voyez ? On vous en avait déjà touché un mot ici) Avez vous déjà vu des cavaliers d’art équestre sur un cross ? Pourtant tout est honorable parmi cela, et tout est conciliable. Et tout est équitation. La plupart des gens en ont bien conscience (mais si, tu sais, les gens “comme nous”), et tentent de toucher à tout (on vous en parlera la semaine prochaine des touches à tout… 😉 ).
Et pourtant, le plus souvent, ce ne sont pas les gens ayant le plus travaillé, qui ont la meilleure relation, ou qui sont les plus dédiés à leur passion qui brillent par leurs palmarès, leur visibilité ou toute autre vision de la réussite. (Les belles randonnées ou les mouvements les plus spectaculaires… Ou tout ce que vous estimez être une réussite)

Pourtant c’est pas faute de faire de la mise en selle…


Contrairement à beaucoup d’autres sport (si ce n’est pas tous), l’équitation est la discipline la plus éloignée de la méritocratie. Du fameux “No pain, no gain”.
C’est vrai. Mais en équitation, pas autant que ça.
Les efforts, le travail, l’entraînement, ne sont que des facteurs annexes des résultats du cavalier. Certes sur son évolution à lui, cela va fortement influer, mais quand à ses résultats, qu’en sera-t-il ? Il y aura toujours un cavalier en face qui achète un cheval qui peut faire 150 pour aller sur une 110, un Holsteiner avec des supers allures avant notre petit poney qui tricote sur les carrés, quelqu’un qui cabre, saute, fait la révérence en liberté, alors qu’on fait timidement des cessions au pas en longe… Cela en fait donc un sport fondamentalement injuste de par sa nature même, car il ne dépend pas de l’Homme et de ses efforts. On peut donc “tricher” avec les qualités naturelles de nos montures, et se reposer dessus.
Ce qui peut entraîner une grande frustration chez certains.

Qui n’a jamais critiqué…? Personne dans la salle…?

Heureusement, certains cavaliers pensent au delà du sport, et sont très bienveillants. Ils cherchent à toujours faire mieux à leur échelle (comme chez Perky !), mais sont parfois toujours animés de cette rancoeur liée aux injustices (pas comme comme chez Perky !). Ils essaient d’être en quête de connaissances toujours plus fines, expérimentent de nouvelles méthodes, touchent du doigt un rapport à l’équidé plus naturel pour voir son cheval au plus près de ses besoins naturels. Pleins de bonnes intentions, ils veulent faire étendre cette vision du monde équin à tous.


Les nouvelles technologies et les réseaux sociaux facilitant les échanges, nombreux sont les commentaires pointant du doigt les mauvaises méthodes, souvent avec véhémence… Internet et l’illusion de l’anonymat permet de délier les langues, de se déchainer sur son clavier, de donner son avis aux yeux de tous, de d’exacerber nos natures et opinions.
Le matériel abusif employé, l’abus des compléments chimiques, la mélasse, le ferrage, la surexploitation des sols sur lesquels évoluent les chevaux, l’usage du mors ou non, le principe même du centre équestre, l’hippophagie, le véganisme, l’élevage, les concours, les éperons, le box… Nous sommes à peu près sûrs que vous avez déjà rencontrés ces personnages, voir que vous en faites partie.
Parfois, selon les gens, ça se manifeste d’une autre manière. Les bruits d’écurie, parler dans le dos des gens… L’injustice liée à la volonté de bien faire amène à une grande misanthropie. L’équitation qui pourrait sembler n’être qu’une histoire d’Homme et non de chevaux, et peut les amener les amènent à se dégoûter des uns et des autres. Par définition, il est en effet totalement contradictoire de mêler respect de l’animal et équitation. L’élevage, la mise en pré, en box, monter sur leur dos… Il est vrai que l’animal en lui même n’a rien demandé. Qu’il est fait pour marcher des kilomètres dans les steppes et les montagnes, qu’il doit gérer troupeau et territoires, et qu’il n’a jamais demandé à être entre des clôtures et à avoir un humain dans son espace, encore moins sur son dos. Comment un cavalier soucieux de son cheval ne peut-il pas avoir parfois une certaine morosité avec tout ça ? L’équitation est un sport injuste, et psychologiquement rude. On vous l’a dit.
Pourtant les temps nous ont appris que le cheval devait y trouver son intérêt. Combien d’autres animaux avons nous tenté d’apprivoiser pour ces mêmes usages ? Combien de fois avons nous échoué ? Certes, cela n’ôte en rien que le cheval serait mieux sans nous. En plus de se culpabiliser lui même, le cavalier peut culpabiliser les autres. Pourtant, du cheval de dressage au haut niveau jusqu’au petit shetland qui fait de l’equi-feel 2 fois par an, ils ont tous un lien avec l’équitation. Le cheval sauvage n’existe plus, ou n’est plus que l’ombre de ce qu’il était. Le dilemme entre équitation et l’animal a forcément une conclusion impossible. Et il est vrai que cela engendre un tas de sentiments négatif sur l’humain. Non pas car c’est le cheval qui l’amène à cela, mais parce qu’il le confronte à sa nature d’humain. L’humain se voile donc la face, s’enferme, devient hypocrite. Que ce soit celui qui se refuse à admettre que l’approche dite “””naturelle””” du cheval est la meilleure, ou que ce soit celui qui aspire à bien faire et à bien faire faire.

Mais est-ce que tout cela est une mauvaise chose ? Absolument. Que ce soit de s’enfermer soi ou les autres dans ce cercle vicieux est forcément préjudiciable pour notre bonheur. Sommes nous impuissant face à cela ? Absolument pas. On peut paraître insignifiants face à des fédérations sportives internationales, des règlements, des équipementiers ou que savons nous. Mais l’équitation, ce n’est pas eux. C’est nous. Nous avons tous une influence à notre échelle. Pourquoi vouloir révolutionner le monde équestre alors que l’on peut se révolutionner soi, qui fait partie intégrante de celui-ci ? Si on change tous à échelle individuelle, on fera changer les choses. Et si, par chance, vous entraînez une ou plusieurs autres personnes dans votre démarche d’un sport plus juste, plus propre, et que vous déterminez vous même ce qu’est l’équitation, alors quelle joie de rayonner de cet idéal un peu plus ! Nous ne sommes jamais heureux à forcer les gens de changer, à pestiférer sur ce qui ne va pas. Le monde du cheval est toxique car on le rend ainsi. On est pas obligé d’être cavalier de CSO sur 130 à tester des association enrênements/embouchûres/ennasures barbares et à cloitrer son cheval au box ou le barrer pour l’épreuve du lendemain. On est pas obligé non plus de créer une religion contre tout les mors, fers et équitations et d’être en communion totale avec son animal totem et que la lune soit alignée un jour de solstice pour exprimer au mieux notre symbiose avec notre cheval.

On se demande parfois à quoi bon on fait tout cela…


Vous pouvez vous situer n’importe où entre le cavalier tortionnaire et le cavalier hippie. Malheureusement, ce sont eux que l’on voit médiatisés en premier. Ceux qui répondent en premier à un post sur facebook pour vous rappeler que l’huile essentielle d’arbre à thé est fantastique, ce sont toujours eux qui vont vous dire en commentaire YouTube que votre cheval est encapuchonné pendant 1 seconde à 1min35 de la vidéo, mais c’est aussi ceux qui vont parler dans votre dos car vous avez mis un mors plus dur et qui vont être amicaux en face de vous… Et c’est parfois des personnes reconnues qui sont rémunérées pour leur discours. Cela fait vraiment une communauté équestre pas très sympa sur les internets non ? On vous avait prévenu, l’équitation est un sport injuste.
Que ce soit fait de manière officieuse ou carrément délibérée, ces cavaliers représentent une grande majorité des pratiquants. On l’est finalement tous un peu. Vous l’avez peut-être été ? Ou l’être peut-être ? Moi je l’ai été pendant longtemps. Beaucoup trop longtemps.
Puis je me suis rendue compte de l’image pourrie que l’on donnait à notre sport, notre art, notre passion qui est pourtant merveilleuse.
Parfois ça veut me rattraper, mais je me ressaisit vite, car je sais hacun à ce grand pouvoir entre les mains de le changer. C’est pour ça que j’ai fondé Perky Equestrian.

Toi après avoir lu mon article.


Personne n’est impuissant, et tout le monde a un impact. Cet impact n’a pas besoin de toucher 15 000, ou 100 000 personne.. Il n’y a pas d’influenceurs. Vous êtes influenceur. La majorité silencieuse qui prend du bon partout doit aussi s’exprimer. Pas que les extrêmes Un impact est un impact, et c’est son existence même qui fait son importance. Pas sa taille. Tout le monde s’influence les uns les autres et c’est ce qui fait que la diversité de notre monde a une grande valeur. Ne blâmez pas ceux qui ne font pas comme vous. Il y en aura toujours. La planète est grande, les populations de chevaux et d’Hommes sont gigantesques… Ils sont dans ce qu’ils ont appris, dans ce qu’ils ont toujours vu fonctionner.
N’avez vous pas vu des cavaliers indiens avec des mors barbares ? Plutôt que de commenter avec haine sous leur publication et leur donner plus de visibilité encore (grâce aux algorithmes des réseaux sociaux), pourquoi pas plutôt leur donner vos vieux mors qui sont au placard ? (Coucou la démarche positive de Mors and More)
Ce qui n’est pas juste pour les uns, peut l’être pour les autres.
Notre sport est beaucoup plus riche que les autres, par tous ses aspects, et il comprend tout un tas de cultures de part son existence millénaire. Ne souhaitez vous pas communiquer ce que vous trouvez merveilleux ? Plutôt que d’agir à la source de chaque culture qui nous déplaît, pourquoi ne pas créer la notre et ouvrir nos portes à tous ceux qui veulent y contribuer ou s’en inspirer, par aspiration pour le juste ? Peut-être que parfois, il faut demander à l’autre si l’on peut donner son avis, lui demander s’il est prêt ou pas à entendre un conseil. Et ne pas oublier que ce conseil peut-être entendu, mais pas appliqué, et l’accepter. Il faut pointer les abus certes, mais en proposant une alternative, oublier les tons fatalistes et impératifs, être dans la suggestion. …Comme avec son cheval.

Ne vous rappelez vous pas ?
L’écuyer demande.
Le cavalier ordonne.
Soyez avec les humains comme vous voulez l’être avec vos chevaux.

Pour tous ceux qui rêvent de devenir l’écuyer.

Za, la Cavalière Galérienne

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